| Kevin Ancell |
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Kevin Ancell est un artiste rare, un outsider de la nouvelle scène artistique de la côte Ouest américaine, ami et collaborateur de Barry Mc Gee. Enfant prolixe de la culture surf, cet esprit indépendant est à la fois peintre, sculpteur, shaper (façonneur de planches de surf) et musicien actif de la scène surf californienne. Sa démarcge se définit en référence à l'art de la rue et de la plage et décline sur fond de musique exotica/surf et de culture populaire, une volonté d'alternative face à un monde de plus en plus aliénant. Ce touche à tout génial a créé en 2002 une installation monumentale, "Aloha Oe" composée d'une vingtaine de vahinés grandeur-nature et coulées dans la résine. Façonnées sur le modèle des petites figurines wigglin' hula girls vendues aux touristes dans les magasins de souvenirs à Waikiki, ces figures impressionnantes bougent lentement leurs hanches au rythme d'un silencieux et perpétuel hula.
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| Les peintures de Kevin Ancell possèdent une forte résonance politique. Elles se présentent comme des tableaux d'histoire contemporaine qui interrogent la société américaine d'aujourd'hui, et renouvellent pertinemment la question du réalisme. Elles mettent en scène, non sans humour, un mélange de thèmes ancrés dans la culture surf (adoration de la vague, images de surfeurs et de naïades) et dans l'actualité de notre époque (la guerre, l'environnement). |
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| Raymond Pettibon |
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| Né en 1957, vit à Hermosa Beach |
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Raymond Pettibon est une des figures majeures de l’art contemporain américain. Après des études d ‘économie, il participe activement au début des années 80 à la naissance de la scène proto-punk de Los Angeles et à l’éclosion de la Culture surf. Outre la peinture et le dessin, il pratique à cette époque l’écriture, la réalisation de vidéos et de pochettes de disques pour des groupes tels que Sonic Youth ou Black Flag. Son univers iconographique plonge ses racines dans la culture populaire américaine, et particulièrement dans le monde de la bande dessinée et de la télévision. On y retrouve pêle-mêle des figures emblématiques telles que Batman et Superman affublés de costumes grotesques, Félix le chat, des joueurs de base-ball, mais aussi des souvenirs de gravures de Goya ou de caricatures de Daumier. Les références littéraires sont également omniprésentes dans ses peintures, qui se nourrissent de citations incorporées au dessin (Marcel Proust, William Blake…). Mais la figure emblématique de ses œuvres reste sans doute le minuscule surfeur affrontant la monstrueuse vague d’Hanalei. Pour cet artiste qui déclare chercher « à nager au milieu des mots et des lettres », le clin d’œil est savoureux. Son jeune surfeur, comme son petit Gumby penseur-surfeur, appartiennent à cette galerie de personnages qui hantent ses milliers de dessins et constituent autant d’archétypes des contre - cultures auxquelles Raymond Pettibon aime à puiser. |
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| Olivier Millagou |
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| Né en 1974, vit à Bandol |
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Olivier Millagou est surfeur depuis sa prime enfance et son travail participe largement de cette pratique. Depuis quelques années, ce jeune artiste revisite les standards de la culture populaire, cultivant un art du détournement et de l’appropriation d’un quotidien constitué de clichés, fictifs pour beaucoup. Son monde est peuplé d’une imagerie faite de personnages de bandes dessinées, de dessins animés ou de séries télévisées, de célébrités de la chanson et du sport, de playmates de magazines ou encore d’attitudes sportives (surf, skate ...). De Goldorak au Surfer d’argent, d’Alerte à Malibu aux pin-up, ces personnages adoptent tous un statut de héros conféré par leur popularité, qui les place en même temps dans une ambiguïté quant à leur véritable nature, réelle ou fictive.
Ses œuvres participent d’une entreprise de mixité des genres et des statuts et jouent sur un jeu de renvois et de rappels. Elles prennent la forme de « cartes postales » et de « dessins informatiques », aux couleurs souvent vives mais toujours sagement contenues dans leurs contours, ou bien de « Drawing pins » , sorte de dessins muraux entièrement réalisés par un assemblage de punaises dorées. D’une justesse d’éxécution, ces dessins nous rappellent les posters de notre enfance ou « ces jeux de points numérotés que l’on doit relier pour retrouver une forme » souligne l’artiste.
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